Brexit

Faut-il tenir compte du projet d’accord sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne ?

Le Projet d’accord sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne est né le 14 novembre 2018 vers 21h.

De 585 pages (dont 80 d’annexes), le bébé se porte (presque) bien.

L’accouchement a duré longtemps.

Les parents, Theresa et Michel, sont (très) fatigués.

Alors ça y est ! Le Projet d’accord sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne a enfin été publié !

Ca a été long…

Le projet a déjà été commenté un peu partout dans la presse et je n’y reviendrai que quand j’aurai pris le temps de tout étudier.

Ce projet fixe un cadre, celui qui sera normalement adopté.

Cependant, certains points restent en suspens. C’est particulièrement frappant dans le cas de l’Irlande. Puisque s’agissant de la frontière irlandaise, un nouvel accord devrait être ratifié avant le 1er juillet 2020.

De plus, encore faut-il que l’accord soit adopté. Pour que ce soit le cas, il faut qu’il soit adopté par la Chambre des Commune. Or, aujourd’hui, cinq membres du gouvernement britannique ont démissionné. La tâche s’annonce donc ardue. Il peut aussi être adopté par référendum, ce qui est loin d’être évident.

Dès lors, ce projet risque de ne jamais voir le jour.

Brexit

Brexit : Le Royaume-Uni et l’Union européenne

Pour ce premier épisode sur le Brexit, il convient de revenir sur la base, c’est-à-dire sur la place du Royaume-Uni dans l’Union européenne

Pour éviter toute confusion, rappelons que le Royaume-Uni est composé de l’Angleterre, de l’Écosse, du Pays de Galles et de l’Irlande du Nord. L’Irlande ne fait donc pas partie du Royaume-Uni.

 

L’adhésion tumultueuse du Royaume-Uni à la Communauté européenne

 

Si le Royaume-Uni ne figure pas parmi les membres fondateurs de l’Union Européenne (France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie), ce n’est pas un désir de ces derniers mais parce que le Royaume-Uni a refusé de participer à la fondation des premières institutions européennes.

 

C’est en 1961 qu’Harold Macmillan alors Premier Ministre britannique présente une demande d’adhésion aux Communautés européennes.

 

Cette demande s’opposera à un refus du Président français, le Général de Gaulle. Ce sont principalement les fortes relations qu’entretient le Royaume-Uni avec les Etats-Unis qui sont à l’origine du véto français.

 

En 1967, le Premier ministre britannique, Harold Wilson, adresse une seconde demande d’adhésion aux Communautés européennes.

 

Cette fois sera la bonne et le Royaume-Uni deviendra membre des Communautés européennes le 1er janvier 1973 en même temps que l’Irlande et le Danemark.

 

Le Royaume-Uni, un Etat non europhile

 

Le Royaume-Uni a la particularité de n’être membre ni de l’espace Schengen de la zone euro.

Seules la Bulgarie (adhésion en 2007), la Roumanie et la Croatie (adhésion en 2013) sont dans la même situation.

 

  Date d’adhésion Membre Espace Schengen Membre zone euro
Allemagne 1958 Oui Oui
Belgique Oui Oui
France Oui Oui
Italie Oui Oui
Luxembourg Oui Oui
Pays-Bas Oui Oui
Irlande 1973 Non Oui
Royaume-Uni Non Non
Danemark 1981 Oui Non
Grèce Oui Oui
Espagne 1986 Oui Oui
Portugal Oui Oui
Autriche 1995 Oui Oui
Suède Oui Non
Finlande Oui Oui
Chypre 2004 Non Oui
Estonie Oui Oui
Hongrie Oui Non
Lettonie Oui Oui
Lituanie Oui Oui
Malte Oui Oui
Pologne Oui Non
Slovaquie Oui Oui
Slovénie Oui Oui
République Tchèque 2007 Oui Non
Bulgarie Non Non
Roumanie 2013 Non Non
Croatie Non Non
Brexit

Brexit: vers un nouveau référendum?

Dans une des motions déposées lors de son congrès annuel, le Trades Union Congress (organisation fédératrice des syndicats britaniques) a exprimé son souhait qu’il y ait un nouveau référendum portant sur les conséquences du Brexit dans les termes suivants:
« Congress does not rule out the possibility of a campaign for people to have a final
say on the final Brexit deal through a popular vote being held in order to make an
informed decision on the deal on offer, break parliamentary deadlock or overcome
the Fixed Term Parliament Act. »
Brexit

Réunion de travail du gouvernement français sur le Brexit

Hier, mardi 27 août, le Premier ministre a réuni les membres du gouvernements concernés afin de faire le point sur la préparation du Brexit et de leur demander de travailler également sur l’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord.

Un projet de loi d’habilitation afin d’autoriser le gouvernement à adopter par ordonnances certaines mesures relatives au Brexit sera présenté dans les prochaines semaines.

Le communiqué de presse est consultable ici.